Honduras : Grève nationale contre les putschistes

Le Front de Résistance annonce une grève nationale ce jeudi 16 juillet
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Hier, réunis au sein de l’Universidad Pedagógica Francisco Morazán, les mouvements sociaux honduriens ont décidé de mettre en place une grève générale qui fera suite à la répression opérée hier à l’encontre d’une manifestation d’organisations féministes.

Des organisations féministes qui manifestaient depuis lundi 13 devant l’Instituto Nacional de la Mujer (INM) pour réclamer le départ de sa directrice Maria Martha Diaz, mise en place par le gouvernement de facto, et donc elle-même considérée comme putschiste.

Les manifestantes ont été fortement prises à parti par la police anti-émeutes et le groupe spécial de police "Cobra". Cette violence est d’autant plus inexcusable que les milliers de femmes présentes (5000 environ) étaient déterminées mais pacifiques. Voir pour plus de détail l’article d’Amerikenlutte Honduras : répression d’une manifestation de 5 000 femmes

Frente de Resistencia anuncia paro nacional a partir de hoy jueves par Mabel Marquez

Hier, tandis qu’il cheminait de l’INM jusqu’au Congreso Nacional de la República dans le centre de Tegucigalpa, le Front de Résistance contre le Coup d’Etat a déclaré :

- Nous remercions l’appui des peuples de l’Amérique latine et spécialement celui des organisations sociales qui nous accompagnent dans cette lutte

- Les putschistes sont passés à l’étape où ils adoptent une position de normalité afin de faire croire à la population nationale et internationale que tout va bien dans le pays, alors la réalité est constituée de meurtres, persécutions envers des dirigeants sociaux, etc.

- De tous les coups d’État qui ont été donnés dans le monde, 90% se sont transformé dictatures. Le Honduras n’est pas l’exception : les fascistes qui ont pris le pouvoir en faisant usage des armes vont par ce chemin.

- Nous exigeons la mise en place d’une assemblée nationale constitutive qui promeut une société dans laquelle sera définie une démocratie participante.

D’autre part le Front National des Jeunes Contre le Coup d’Etat a déclaré quant à lui :

- Nous répudions la violation des Droits Humains individuels, sociaux et la répression dont fait l’objet le peuple hondurien

- Nous dénonçons la réactivation des escadrons de la mort dirigées mainteant par le conseiller présidentiel du gouvernement putschiste Billy Joya Amendola, principal responsable des emprisonnements et des disparitions durant la décennies des années quatre-vingt.

- Nous condamnons l’expulsion des médias internationaux du territoire national.

- Comme Étudiants universitaires et d’éducation moyenne, nous nous ajoutons à la grève du secteur éducatif en prenant possession depuis aujourd’hui de l’Universidad Pedagógica Francisco Morazán et postérieurement de l’Universidad Nacional Autónoma de Honduras et ensuite d’autres collèges du pays.

- Nous appelons à toute la jeunesse organisée et non organisée à s’intégrer à cet espace unitaire afin de construire un front de lutte pour reconstituer l’ordre constitutionnel démocratique.

Mabel Marquez http://www.lahaine.org/index.php?p=39171
Comunicaciones Vía Campesina en Honduras
Minga Informativa de Movimientos Sociales http://movimientos.org

Traduction : Renaud pour Primitivi


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