Honduras : crimes de journalistes, des enquêtes difficiles

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Au Honduras, les assassinats de journalistes se poursuivent sans trop de gêne. Il est vrai que des escadrons de la morts, composés de policiers et de militaires, sont fortement soupçonnés pour ces crimes. Il est vrai également qu’en général le gouvernement de Lobo soit ne dit rien, soit tente de retourner la situation (voir ce qui se passe dans le Bas Aguan), soit s’il ne peut faire autrement condamne mollement.

C’est exactement ce qui est entrain de se passer, plus plus d’une quinzaine de journalistes tués depuis juin dernier, quasiment une dizaine depuis le début de l’année. Et voici enfin une condamnation publique de Lobo, mais pourquoi seulement maintenant ? Pour raisons d’enquêtes engagées qui piétinent ou parce que cette situation commence à provoquer des protestations à l’étranger dont Lobo à tant besoin, en particulier l’Europe et les États-Unis, pour maintenir son pays sous contrôle ?

Le gouvernement hondurien ne peut faire l’enquête sur les crimes de journalistes

C’est pourquoi il annonce qu’il sollicitera l’appui des gouvernements de la Colombie, de l’Espagne et du FBI afin de résoudre les affaires d’assassinats de journalistes.
Ce fut le président même du Honduras, Porfirio Lobo Sosa, qui a dit qu’il avait parlé avec le chancelier espagnol Miguel Ángel Moratinos, pour que son pays assiste le Honduras dans ces investigations, de la même manière il demandera l’appui du FBI et du gouvernement colombien.

Lobo, qui participe à une rencontre avec des étudiants des universités au Salvador, a dit que “nous regrettons beaucoup la perte de toute vie humaine et plus encore quand il s’agit de faite ce qui est un droit universel le droit de s’exprimer et de penser”.

Il a ajouté que, “nous avons instruit les autorités de sécurité qui prennent les moyens nécessaires pour que l’on puisse résoudre ces assassinats de journalistes”.

Il a assuré qu’actuellement des contacts internationaux sont faits afin que des enquêteurs collaborent avec les policiers du Honduras, qui bien qu’ils ne le reconnaissent pas, ont été médiocres tant dans les investigations sur les morts des journalistes que sur du reste des crimes qui frappent la population en général.

“Nous sommes dans situation d’insécurité tout à fait dramatique”, a dit Lobo. Il a assuré que son gouvernement fait les “meilleurs efforts pour réussir à rendre la sécurité au peuple hondurien”.

Le président a déclaré qu’il ordonnait aux corps de police de son pays “qu’ils prennent les moyens nécessaires” afin de résoudre les assassinats. Lobo affirme que pour lui, “le sujet des droits de l’homme est un sujet de coeur”.

La corporation des journalistes reste consternée et dans l’angoisse. Elle exige que les autorités résolvent ces morts et que président du Collège des Journalistes renonce à son poste, face à l’ineptie avec laquelle il a administré l’institution qui devrait être en tête de la lutte pour la défense de la liberté d’expression et de la presse.

Journalistes assassinés en 2010.

. 18 février - Nicolás Asfura (son assassinat n’a pas été publié, cependant, comme en tant que médiateur social il est inclut dans la liste).
. 1er mars , Joseph Hernández
. 11 mars – David Meza Montecinos
. 14 mars - Nahún Palacios. 26 Mars – Bayardo Mayrena
. 26 mars – Manuel Juárez
. 11 avril - Luis Chévez
. 20 avril – Jorge Alberto (Georgino) Orellana

Source : Revistazo "Gobierno hondureño no puede con la investigación de crímenes a periodistas"
Traduction : Primitivi