Le FMI interdit au gouvernement de Micheletti d’utiliser des fonds assignés au Honduras

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Quelques organismes comme la Banque d’Amérique Centrale d’Intégration, la Banque Interaméricaine de Développement et la Banque Mondiale ont ajourné les versements au Honduras jusqu’à ce que la constitutionnalité soit rétablie. Le 9 septembre le FMI distribuera environ 33 milliards de dollars aux pays membres de l’organisme qui recevront des droits spéciaux conformément à leur quotte de participation.

Le Fonds monétaire international (FMI) a interdit au gouvernement de fait hondurien, présidé par Roberto Micheletti, d’utiliser les 163 millions de dollars qu’il lui a octroyés comme une partie des prêts qui lui étaient destinés.
(Voir la brève correspondante : Le FMI octroie 163,9 millions de dollars au Gouvernement de fait du Honduras)

Ce mardi, le FMI a informé dans un communiqué que "l’actuel régime de fait ne pourra pas utiliser ces fonds jusqu’à ce que le FMI prenne la décision si ce régime représente le gouvernement hondurien ou non".

Dans ce sens, un porte-parole du FMI a remarqué que l’organisme n’a pas encore décidé quand il se réunira pour décider s’il reconnaît ou non l’actuel Gouvernement non constitutionnel de Roberto Micheletti.

Le FMI a fourni le 28 août passé près de 250 milliards de dollars aux banques centrales des 186 pays membres, pour augmenter leurs réserves de valeurs et la liquidité du système financier.

De plus, ce mercredi l’organisme international distribuera environ 33 milliards de dollars à chacun des pays membres du FMI qui recevront des droits spéciaux conformément à leur quotte de participation dans l’organisme.

Dans le cas du Honduras, ce sont environ 163 millions de dollars de droits spéciaux qui doivent lui être versé.

La semaine passée le régime de fait dirigé par Micheletti a annoncé l’attribution de l’aide, cependant, des fonctionnaires du gouvernement légitime de Manuel Zelaya ont accusé les putschistes d’essayer de simuler une situation de normalité au sein du Honduras.

Dans ce sens, le FMI maintient sa position de n’accepter comme représentants que les personnes désignées par le président constitutionnel du Honduras Manuel Zelaya.

Devant la menace du gouvernement de fait, quelques organismes comme la Banque De l’Amérique Centrale d’Intégration, la Banque Interaméricaine de Développement et la Banque mondiale ont ajourné les versements fait au Honduras jusqu’à ce que la démocratie soit rétablie.

Source : teleSUR-Diariocolatino/ip-MFD

Traduction : Renaud


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