Bolivie : Les organismes internationaux soulignent le succès de la conférence de Cochabamba

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Le représentant de l’Office du Haut-commissaire pour les Droits de l’homme de l’ONU (OACDH), Denis Racicot, a souligné la participation de deux tiers des pays de la planète, le PNUD signale la nécessité de défendre la Terre.

Les organismes de l’ONU saluent le rassemblement comme étant un pas historique dans la prise en compte de la crise climatique en faisant entendre la voix des populations, des organisations et de la société civile. Et indiquent que les droits de la Terre sont l’une des propositions les plus importantes de la conférence.

Le représentant de l’Office du Haut-commissaire pour les Droits de l’homme de l’ONU (OACDH), Denis Racicot, a déclaré le 21 avril dernier que la Conférence Mondiale sur le Changement climatique et les Droits de la Terre constitue un choeur de voix exprimant leur inquiétude envers notre impact sur le climat.

Racicot à souligné le fait que Tiquipaya a été le siège d’une rencontre à laquelle ont participé les représentants de plus de deux tiers des pays du monde, cherchant des solutions au problème climatique que nous vivons actuellement, la Bolivie a marqué une pas dans l’histoire a-t-il dit.

“La Bolivie marque un pas en faisant entendre la voix des peuples, des organisations et de la société civile. Pour cela, c’est un événement important et positif puisque plus de 120 pays de la communauté internationale, pratiquement deux tiers du monde, ont été présents à cet événement international”.

“Les droits de la Terre sont l’une des propositions les plus importantes de la conférence, parce qu’il régularise les problèmes de la nature et de la Terre dans une déclaration qui pourrait être un instrument qui contribue à prendre en considération les effets du changement climatique”, a dit Racicot.

Pour sa part, la représentante du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en Bolivie, Yoriko Yakusawa, a fait remarquer qu’il y a nécessité à défendre la Terre contre la mise à sac capitaliste qui détruit l’environnement.

Yakusawa a proposé d’adopter une action plus systématique et de "nationaliser" le modèle de protection de la nature qui peut émerger de la Conférence.

“Il faut une action plus systématique de l’État pour massifier le modèle de protection de la nature, le massifier et en faire une stratégie nationale de développement”, a indiqué Yakusawa.

Elle a aussi souligné qu’il faut chercher un système économique qui s’adapte aux besoins essentiels de l’être humain et qui soigne l’intégrité de notre planète.

“Aujourd’hui personne n’est content avec le système économique existant, et plus que tout la crise financière a mis en évidence que le capitalisme sauvage sans aucune régulation, qui permet tout type de pratique pour le gain individuel, n’est pas la bonne voie. Il faut chercher quelle est l’alternative qui assure que l’activité économique n’affecte le bien-être de personne et qu’elle prenne soin notre foyer, qui est la Terre”, a-t-elle ajouté

Les objectifs du Protocole de Kyoto de 1997

Le Protocole de Kyoto est un accord international conclu en 1997 dans l’enceinte des Nations Unies qui essaie de freiner le changement climatique. L’un de ses objectifs est de contenir les émissions des gaz qui accélèrent le réchauffement global.

Les pays qui respectent le protocole devront réduire ses émissions à 8%. Pour vérifier l’accomplissement le niveau d’émissions est mesuré depuis 2008 jusqu’en 2012.

Cet accord impose pour 39 pays considérés comme développés le maintien ou la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre

Ces gaz sont : le dioxyde de carbone (CO2), leméthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O), en plus des trois gaz industriels fluorés : hidrofluorocarbone (HFC), perfluorocarbone (PFC) et hexafluorure de soufre (SF6).

Il est nécessaire de remarquer que cette réduction de gaz ne signifie pas que chaque pays doit réduire ses émissions de gaz à 5% minimum, mais c’est un pourcentage au niveau mondial et chaque pays souscrit au protocole avec ses propres pourcentages d’émission qu’il doit diminuer.

Le Gouvernement des États-Unis a signé l’accord mais il ne l’a pas ratifié (ni Bill Clinton, ni George W. Bush), donc son adhésion a été seulement symbolique jusqu’en 2001, date à laquelle le gouvernement Bush s’est retiré du protocole.

Selon la déclaration de l’ex-président George W. Bush, le retrait des États-Unis ne s’est pas fait parce qu’ils ne partageaient pas l’idée de fond de réduire les émissions, mais parce qu’il considérait que l’application du Protocole est inefficace et inéquitable.

Source : Cambio "Los organismos internacionales destacan el éxito de la conferencia"
Traduction : Primitivi


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