Honduras : Un dirigeant du Front National de la Résistance retrouvé assassiné

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Après avoir été arrêté par la police hondurienne, le cadavre du coordonnateur du Front National contre le coup d’État, le professeur Luis Gradis Espinal, a été retrouvé ce mardi. Personne ne savait où il était depuis dimanche dernier.

Comme l’a indiqué la COFADEH, "son corps sans vie a été trouvé, les pieds et les mains attachés, sur un chemin du village Las Casitas, au sud-ouest de la capitale, proche d’une zone où se trouvent plusieurs unités militaires".

L’assassinat du leader de la résistance antipustch de la localité de Nacaome, département de Valle, dans la zone sud du pays, arrive à quelques jours des élections et dans un contexte de vaste militarisation sur tout le territoire hondurien.

Des rapports du Front indiquent que Spinal, 56 ans, professeur retraité, était sorti le week-end dernier vers la capitale pour retrouver un de ses enfants, quand, selon un récit d’un témoin, il a été intercepté dans à la périphérie de la ville par une patrouille de la police.

À travers d’un communiqué, le Front National a alerté que les force de l’ordre ont augmenté la surveillance et la poursuite des militants de la Résistance, au point qu’il a déclaré un "état d’urgence qui pourrait être le préambule d’une offensive militaire contre le peuple désarmé".

L’organisation de défense des Droits de l’Homme du Honduras (COFADEH )a dénoncé que le syndicats des professeurs et des instituteurs est un des objectifs militaires.
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Plusieurs de ses membres ont été assassinés pour avoir condamné le coup d’État et avoir exigé le retour à l’ordre constitutionnel. Des centaines de professeurs, instituteurs et institutrices ont été victimes d’une répression brutale de la part des forces armées [NDT : police et militare, puisque la police est maintenant militarisée au point de pouvoir être appelée police militaire].

La COFADEH a aussi exprimé sa préoccupation pour le cas du professeur Marco Tulio Valdez, leader de la Résistance à San Lorenzo, département de Valle, "qui est fortement menacé par les autorités militaires qui ont pris le contrôle absolu de ce département".

Dans un communiqué, elle a rappelé, que le meurtre de Luis Gradis Spinal s’ajoute à ceux de plusieurs de ses collègues comme Mario Contreras, Félix Murillo et Roger Vallejo.

Le communiqué de la COFADEH conclut : "Nous exhortons la population hondurienne et la communautés internationale pour qu’elles condamnent ces violations dont est victime le peuple hondurien du fait de la dictature militaire, et réitérons à nouveau que les élections qui doivent se dérouler le 29 novembre prochain sont une action des militaires, des policiers et des paramilitaires".

Le week-end dernier la Résistance contre le coup d’État a déclaré que les effectifs participant aux répressions dont les Honduriens souffrent comprennent des mercenaires payés par les forces armées.

L’augmentation des forces policières et militaires au Honduras démontre l’assombrissement du processus électoral et le maintient d’une atmosphère de répression et de violence de la part de ceux qui usurpent le pouvoir.

A quelques jours des élections illégitimes, le régime de facto, avec l’aide des militaires, mettent en place et pousse la population à participer à un processus électoral sans conditions légales et sans un accord politique.

En pleine dictature militaire, le peuple hondurien résiste aux actes violents et inconstitutionnels d’un gouvernement qui cherche à organiser une "farce électorale", ont fait remarquer les membres de la Résistance durant une manifestation de protestation en face du siège de la Cour suprême Électorale, moment durant lequel ils ont appris la nouvelle tragique.

L’alliance des forces populaires a réitéré son appel au boycott actif des élections qu’il considère comme un vil mensonge pour légitimer le putsch militaire qui a renversé le président Manuel Zelaya le 28 juin passé.

Source :
Vos El Soberano Hallan muerto a dirigente del Frente Nacional de la Resistencia en Honduras
TeleSur Hallan muerto a dirigente del Frente Nacional de la Resistencia en Honduras
Agencia Pulsar Dirigente de la resistencia al golpe de Estado es asesinado en Honduras

Traduction : Primitivi