Le Ministre de l’Intérieur vénézuelien dénonce que le D.A.S. et la D.E.A. sont devenus des "cartels importants du narcotrafic"

Je partage sur :

Mr El Aissami assure que les autorités colombiennes ne collaborent pas à la lutte contre le trafic illicite de drogues. Il explique que les narcotiques sortent du territoire colombien dans la plus grande impunité.

Le ministre de l’Intérieur et de la Justice du Venezuela, Tareck El Aissami, il a assuré ce samedi que le Service colombien d’Intelligence (DAS) et l’Agence Antidrogues des États-Unis (DEA) sont des "cartels importants du trafic de stupéfiants".

"Nous insistons pour dire que les autorités colombiennes ne collaborent pas à la lutte contre le trafic illicite de drogues [...] la drogue sort du territoire colombien avec la plus grande impunité", a déclaré El Aissami à la télévision colombienne VTV par téléphone.

De la même manière il a informé de la saisie de 1450 kg de marijuana vendredi passé, ce qui monte le total du volume de drogue confisqué au Vénézuela sur une durée d’un an à 46.2 tonnes, dont un quart provenant de la Colombie furent saisis dans les deux derniers mois.

Le Vénézuela, qui partage 2219 kilomètres de frontière terrestre avec la Colombie, un pays avec de grands problèmes de trafic de stupéfiants, a réussi en 2009 à capturer 19 personnes liées au narcotrafic, qui ont été extradées vers leur pays d’origine.

Mr El Aissami a assuré que "Ces saisies mettent en évidence qu’il y a une claire complicité, et que de plus, le DAS et la DEA se sont convertis en cartels importants du trafic de stupéfiants".

Mr El Aissami a également rappelé les plaintes de l’ex-directeur du service informatique du Département Administratif de Sécurité (DAS) colombien à propos de la planification "des routes de narcotrafic vers le territoire nord-américain, en utilisant le territoire Vénézuélien".

Après avoir inauguré un four le 31 juillet passé, le ministre vénézuélien a exigé de la Colombie et des États-Unis que leurs politiques anti drogue soient corrigées. Auparavant, le ministre Tareck El Aissami avait expliqué que son minstère a élaboré un plan national antidrogue qui dispose de la collaboration d’autres ministères, dont l’objectif est de générer une matrice généralisée pour combattre ce fléau. Pour sa part, le président du Vénézuela, Hugo Chávez, a fait remarqué que la DEA a mis en place depuis quatre ans un programme d’espionnage de son gouvernement.

Sources : TeleSur VTV

Traduction : Antoine

Notes du traducteur

Il est à noter que l’ex-chef du service informatique du DAS colombien est un témoin clef au coeur d’un scandale majeur en Colombie touchant à la fois les services secrets colombiens et les plus hautes sphères politiques du pays tant au niveau des assassinats perpétrés par les paramilitaires (UAC) qu’au niveau de la corruption ou du narcotrafic

Voir à ce propos :

En Colombie, les syndicalistes se font tuer à la tâche (in EducWeb)

COLOMBIE : Scandale de la parapolitique, Uribe et les Paramilitaires (in Indymedia Colombie)

Colombie : Uribe, fraudes électorales, paramilitaires et mafia (in Oulala)

Alvaro Uribe affronte sa pire crise à six semaines du scrutin présidentiel (in RISAL)

Il est à noter également que ce n’est pas la première fois que l’on parle de corruption au sein de la DEA américaine

Voir à ce propos :

Le mystérieux Baruch Vega aide à démêler un peu plus la « Bogota Connection » (in narconews)

Des agents corrompus à la solde des narcotrafiquants avec la bénédiction Département de la Justice US (in Le Grand Soir)

Les meilleurs détails de la corruption au sein de la DEA (in MediaFilter, en anglais)